La nuit est déjà tombée depuis plus d’une demi-heure, et nous nous préparons pour le repas du soir, et pour la veillée musicale qui suivra.
La journée a été intense, avec la randonnée jusqu’à "la femme couchée", montagne à la forme étrangement féminine. L’ascension a été plutôt "physique", sous le soleil, mais quel spectacle magnifique ! Ici les hautes Terres, riches et humides, se terminent, et vers le sud on devine une région plus sèche qui commence, et des massifs rocheux à perte de vue. Se régaler des goyaves sauvages devant ces superbes paysages, que demander de mieux ? La randonnée s’est terminée par une balade en charrette, tirée par des zébus, là aussi une expérience unique…
A la lumière de la bougie, je prépare donc mon sac car nous reprenons le taxi brousse demain. Mon attention est soudain attirée par les enfants qui jouent devant notre hébergement, et dont les cris viennent de se transformer en chants. Je sors sur le petit balcon qui dessert nos chambres et découvre la trentaine d’enfants, de 2 à 15 ans probablement, qui se sont regroupés, forment une ronde dans la pénombre, et chantent et dansent en nous jetant à la dérobade des coups d’œil rieurs. Le chant et la musique font partie de la vie quotidienne ici, et ce dès le plus jeune âge.
Je serai restée là des heures à les regarder et à les écouter, mais nous devons aller manger (eux aussi d’ailleurs !!), et danser à notre tour…