J'ai une appréciation personnelle très positive de ce voyage qui m'a permis de réaliser un vieux rêve de connaître l'Afrique "noire".
Quelques moments mémorables, pour ne pas dire "magiques":
- Bivouac la nuit sur les berges du Niger avec repas et thé au feu de bois avec notre équipage sous un ciel étoilé proprement incroyable.
- Passer tout près des martins-pêcheurs africains (noirs et blancs) en longeant les rives en pinasse le lendemain.
- Assister à une répétition générale d'un numéro de chant et danse par une trentaine de filles élèves d'un collège. Tout dans une salle de classe éclairée à la lampe torche (pas d'électricité) et sentant un peu la transpiration. Les profs du collège étaient les musiciens - balafon et différents tambours. Ca swinguait un max !
Bien que nous ayons eu un voyage un peu éprouvant de Timissa à Ségou (attente pendant 5 heures, sous le soleil, d'un car qui n'est jamais venu, finalement pour faire le déplacement à neuf dans une vieille Peugeot 505), j'ai apprécié le fait d'utiliser les moyens de transport "locaux" et je ne pouvais pas supprimer un sentiment de supériorité en voyant passer des touristes nantis en 4x4 climatisés.
Ce voyage, et en particulier nos séjours et échanges dans les villages d'agriculteurs, m'ont permis de comprendre, sur un plan autre que théorique, que l'on ne peut vraiment pas appréhender l'économie africaine par le prisme de l'économie dominante occidentale (et encore moins imposer celle-ci).
Je tire mon chapeau à notre guide qui restait toujours de bonne humeur, même quand il devait gérer des situations difficiles et même quand le groupe se montrait (par moments) peu coopératif. Je tire mon chapeau aussi à tous ceux qui ont fait en sorte que je rattrape le groupe à Kalabougou après une arrivée retardée par Royal Air Maroc (dont je garde un mauvais souvenir).