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Le Mali est un pays dont l’histoire, très riche, explique sa diversité. Plusieurs
empires s’y sont succédés.
L’empire du Ghana (ouest du Sénégal, sud-ouest de la Mauritanie, sud-est du Mali),
l’empire du Ghana aurait été fondé au VIe siècle par les Soninkés qui vivent aujourd’hui,
en majorité, dans l’ouest du Mali. C’était un empire puissant dont la principale richesse,
l’or, était très convoitée, notamment par les Almoravides, guerriers berbères musulmans.
Au XIe siècle, l’empire du Ghana tombe entre leurs mains et les Soninkés sont convertis à
l’islam de force. Les restes de l’empire sont rattachés au Mali en 1240.
L’empire du Mali (Mali, Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mauritanie) :
son fondateur, Soundjata Keïta, réussit à rassembler les chefs des différents clans
mandingues pour battre les royaumes voisins. L’empire du Mali était très prospère grâce
aux nombreux gisements d’or. Cependant, l’empire du Mali se désagrège à partir du XVe
siècle avec l’émergence du royaume de Gao (Niger) dont va naître l’empire Shongai
(Mali, Guinée, Nigéria), qui s’effondrera à son tour à la suite d’une invasion marocaine
en 1591. Jusqu’au XVIIIe siècle, l’empire malien est morcelé en petits états comme le
royaume bambara de Ségou et l’empire peul de Macina.
La colonisation
A la fin du XIXe siècle, le Mali devient une colonie française sous le nom de Soudan
français. En 1956, il devient une république au sein de la Communauté française. En
1959, le Sénégal et le Mali se réunissent pour former la fédération du Mali. Cependant,
cette fédération éclate peu après, notamment à cause des rivalités entre Léopold Sédar
Senghor et Modibo Keïta, qui deviendra président de la république du Mali en 1960.
En 1968, Modibo Keïta est renversé par un coup d’état militaire, dirigé par Moussa Traoré.
En 1991, il est renversé à son tour par Amadou Toumani Touré, qui restaurera la
démocratie. En 2002, Amadou Toumani Touré quitte l’armée pour se présenter aux
élections. Il est élu, puis réélu en 2007.
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